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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 03:31

LA PRIÈRE D'UNE PETITE FILLE.

Ce qui suit est une histoire vraie, histoire écrite par une femme médecin travaillant en Afrique.
Je la partage avec vous tant je la trouve puissante et encourageante pour chaque chrétien. Je n'ai pu m’empêcher de verser des larmes devant l'innocence et la foi de cette petite fille qui est un exemple pour moi.

Lire cette histoire vous sera certainement d'un plus grand bien, elle à la gloire de notre Seigneur Jésus.

Une nuit, je travaillais dur pour aider une femme qui était sur le point d'accoucher mais malgré mes efforts cette femme décéda, nous laissant un tout petit bébé prématuré ainsi qu'une fillette de 2 ans qui pleurait. Nous avions des difficultés pour garder le bébé en vie. Nous n'avions pas d'incubateur puisque pas d’électricité, nous n'avions pas non plus d'aliments spécifiques pour ce nourrisson prématuré.
Bien que nous vivions sur l'équateur, les nuits étaient souvent froides avec des courants d'air surprenant. Une étudiante sage-femme chercha alors un linge dans lequel nous pourrions envelopper le bébé et une autre se chargea de faire du feu et de remplir une bouillotte d'eau chaude. Celle-ci vint me voir en pleurs disant "en remplissant la bouillotte, elle s'est percée et c'était notre dernière bouillotte !"
Que faire ? Ce matériel ne pousse pas sur les arbres et il n'y a pas de magasin dans ces sentiers de brousses !
"C'est bon dis-je, mettez le bébé aussi près que possible du feu et couchez vous entre lui et la porte pour le préserver des courants d'air. Votre tache est de conserver le bébé au chaud".
Le lendemain matin, comme je le fais la plupart des jours, je passe un moment en prière avec plusieurs des enfants orphelins qui choisissent de prier avec moi. Je leur suggère plusieurs sujets de prières et je leur parle de ce bébé qui pourrait mourir s'il n'avait pas de bouillotte rapidement, je fais aussi mention de la petite fille de 2 ans qui pleurait encore, elle n'avait plus sa maman.
Pendant ce moment de prière, Ruth, une fillette de 10 ans, pria avec la naïveté des enfants de son âge: "Je t'en supplie Seigneur, envoie nous une bouillotte aujourd'hui, pas demain car le bébé sera mort, envoie la au moins cet après midi" elle ajouta: "Alors que tu t'occupes de ça, je t'en supplie, env
oie aussi une poupée pour la petite fille afin qu'elle saches que tu l'aimes".
Comme souvent avec la prière des enfants j'étais estomaqué par sa hardiesse, devais-je dire "Amen !". Au fond, je ne croyais pas que Dieu pouvait faire cela. Oui certes, je sais qu'il peut tout faire, la bible me le dit mais il y a quand même des limites non ? Le seul moyen par lequel je pourrais avoir ces deux objets, ce serait de recevoir un colis venant de mon pays. J'étais loin, en Afrique, depuis presque 4 ans et je n'avais jamais reçu un colis venant de la maison. Et même si quelqu'un décidait de m'envoyer un colis, qui serait assez fou pour m'envoyer une bouillotte à moi qui vit sur l'équateur ?
Au milieu de l'après midi, tandis que je donnais des cours aux élèves infirmières, une information me parvint: il y avait une voiture devant ma porte. Le temps de rentrer à mon logement, la voiture était partie... mais sur la véranda il y avait un gros colis.
Des larmes remplirent mes yeux. Je ne pouvais pas ouvrir ce paquet toute seule. Aussi, j'appelais les enfants de l'orphelinat. Ensemble nous enlevâmes les ficelles, dépliâmes le papier. L'excitation montait; quelques 30 ou 40 paires d'yeux étaient fixés sur ce gros colis.
Je sortis premièrement du colis un vêtement coloré, tricoté en jersey; puis il y eut des bandages pour les patients atteints
de la léproserie; puis vint une bouteille de jus de raisin, puis un paquet de petit pains au lait... Puis je touchais quelque chose...Ce pourrait-il que ce soit ça ? Je la saisis et la sortis : Oui ! Une bouillotte ! Incroyable ! Je ne croyais pas que ce serait possible mais elle était là !
Ruth était là, au premier rang des enfants; elle bondit en avant en criant: "Si Dieu a envoyé la bouillotte, il a aussi mit dans le paquet une poupée !" Plongeant sa main au fond du colis, elle en sortit une jolie poupée toute habillée; les yeux de Ruth brillaient. Elle n'avait pas douté. Me regardant elle me dit: "Est-ce que je peux aller avec toi et donner cette poupée à la petite fille ? Elle saura que Jésus l'aime !
"
"Bien sur" lui répondis-je.
Ce colis avait été envoyé 5 mois auparavant par une église dont un membre avait ressenti le besoin d'envoyer une bouillotte, même dans un endroit situé sur l'équateur. Une fillette de cette église avait glissé dans ce colis une poupée pour un enfant africain.

Ce colis fut envoyé 5 mois avant, en réponse à la prière d'une petite fille qui serait
prononcée 5 mois plus tard !

" Avant qu'ils m'invoquent, je répondrai; Avant qu'ils aient cessé de parler, j'exaucerai. " (Esaïe 65:24)
"Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux." (Matthieu 18:3)

Amen !

 

Petite-fille-en-priere-001.jpg

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 00:53

Ce soir j'ai ouvert la bible au hasard et suis tombé sur le psaume 133:

Oh! quel plaisir, quel bonheur
de se trouver entre frères!
C'est comme l'huile qui parfume la tête,
et descend sur la barbe,
sur la barbe d'Aaron,
qui descend sur le col de son vêtement.

C'est comme la vallée de l'Hermon,
qui descend sur les montagnes de Sion.
Là, le Seigneur a décidé de bénir:
c'est la vie pour toujours!

J'ai pensé immédiatement à Alexeï en le lisant, parce que je lui avais chanté cette chanson que les juifs savent très bien et qui est tirée de ce psaume:

הנה מה טוב

Hine ma tov ouma nahim
shevet arim gam yarad


Textuellement: Ce que bon, ce que doux un asseoir de frères ainsi ensemble.
                      i.e. "Qu'il est bon et doux de vivre ensemble entre frères"

Il me racontait la difficulté qu'il avait rencontrée lorsque lui et ses parents se sont établis de la Russie à Israël, et qu'il ne comprenait strictement rien en classe...tout s'y donnait en hébreu. lol! Alors je lui ai chanté cette chanson qui n'a pas manqué de l'étonner. Pas que je lui chantai de façon prodigieuse, mais plutôt cette question inévitable qu'il se posait à lui-même : « Comment un goy(non-juif) peut connaître cette chanson et la chanter en plus...en hébreu? »

Le petit Alexeï qu'on l'appelait, pour le différencier de l'autre Alexeï; pas à cause de sa grandeur, mais à cause de son âge, il avait 16 ans. Alexeï me raconta comment il percevait la vie, et ça démontrait qu'il n'y avait en lui aucun espoir qu'il existe une autre vie après la vie. La vie, me dit-il, se passe aussi vite que l'eau du robinet dans un évier...alors il faut en profiter durant que nous sommes vivant: s'amuser, baiser les femmes etc...

Je ne me doutais pas, à ce moment-là, que derrière cette bonne humeur, cette attitude à toujours blaguer...pouvait se cacher une grande détresse intérieure. Je croyais que c'était une idée folle de jeunesse qui lui passait par la tête.

Il y a quelques années, 4 ans peut-être, je téléphonai à Youra, un arménien avec qui j'ai travaillé. Nous nous sommes donné rendez-vous au MacDonald sur la rue Queen Mary, pour passer quelques publicités du service de garde à domicile d'Ana et Roberto, des amis à moi. C'est là que Youra me dit ce qu'il était arrivé avec le petit Alexeï : il s'est jeté dans le fleuve du pont Jacques-Cartier. Il avait 18 ou 19 ans lorsqu'il mit fin à ses jours.

Toujours il y a malaise face ce genre de situation: on ne comprend pas et on ne sait quoi dire. C'est comme cette fois où, à Québec, je rencontrai l'assistant-cuisinier avec qui j'avais travaillé au courant de l'été entre 2 années de cours universitaires. Il me dit à propos du jeune cuisinier:"Un parent est arrivé au restaurant un matin pour dire qu'il s'était suicidé." Je fus surpris, c'était le boute-en-train de tout le personnel de ce restaurant. Il me dit que ça n'était pas la première fois qu'il attentait à ces jours. « C'était mon meilleur ami ! » me dit-il. « Et tu dois savoir, toi qui étudies en théologie, qu'il ira sûrement en enfer pour ça. »  Je ne m'attendais pas à ce genre de réflexion, alors j'essayai de répondre avec la plus grande franchise : « Il y avait sûrement une grande souffrance intérieure pour commettre un tel geste. Ce n'est pas un acte commis par haine de soi-même et haine de Dieu, Dieu seul est juge et connait les intentions. » En fait, dans ce genre de situations, on tente d'être le plus rassurant possible sans connaître les véritables motifs du suicide. Nous sommes sans réponse.

Seigneur Jésus, tu es venu pour prendre sur toi toutes nos fautes, toutes nos détresses et nos désespoirs intérieurs, pour les extirper par ton sacrifice. Puisses-tu, dans ta grande miséricorde, accueillir auprès de toi toute personne, spécialement Alexeï, qui ont vécu ou vivent aujourd'hui de grandes détresses intérieures. Pour qu'ils puissent chanter un jour dans cette Jérusalem céleste que tu nous as promise :
                   
                    Qu'il est bon et doux de vivre ensemble en paix entre frères !

Article composé le 18 juillet 2010

 

 

                                                                            


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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:37

La première fois que je suis allé dans un monastère c'était un cloître. C'était la seule fois que je mis les pieds dans un cloître d'ailleurs, et c'était un cloître pour femmes en plus. lol

J'étais postulant chez les frères du Sacré Coeur et puis le fr. Guy Giroux nous avait demandé un petit service à quelques uns de nous postulants. Nous sommes allés au cloître des soeurs du Précieux Sang à Sherbrooke pour tout simplement sortir quelques boîtes tout juste pour quelles soient à l'extérieur. Nous les avons sorties...elles n'étaient pas bien lourdes, mais voyez-vous c'est que ce sont des soeurs cloîtrées, et aucune d'elles ne peuvent par leur engagement ne mettre ne soit qu'un pied à l'extérieur.

C'était la petite soeur du frère Guy, sa vraie soeur qui nous a accueillis. Une autorisation spéciale d'entrer dans ce cloître a été demandée probablement à l'archevêque du diocèse de Sherbrooke, parce que les hommes y sont strictement interdits d'entrer. Mais parce que nous avions un statut de quasi-religieux, si j'ose m'exprimer ainsi, nous n'y allions pas dans l'intention de flirter. lol

Soeur Giroux nous a ouvert la grille et puis nous a indiqué précisément quelles boîtes il fallait sortir, et puis elle s'est mise à l'écart du garage comme pour ne pas voir l'extérieur lorsque le frère Guy ouvrirait la porte qui donne directement accès à la cour. Lorsque nous avons terminé, bien sûr que nous n'avons pas visité les lieux; frère Guy s'est entretenu un peu avec sa soeur, ce qui est tout à fait normal dans les circonstances où il n'avait probablement pas eu l'occasion de le faire autrement qu'à travers une grille depuis je ne sais combien d'années...et qui sait si ce fut sa seule fois.

Il y avait dans ce cloître, comme dans à peu près tous les monastères que je visitai par la suite, comme une musique douce d'ambiance que j'avais à peine remarquée. Comme une musique de salle d'attente de cabinet de médecin ou de dentiste...mais différente...vraiment différente. Cette musique on la remarque lorsque nous y sommes longtemps exposée, et puis elle nous énerve jusqu'à nous rendre complètement dingue parfois. Curieusement, c'est cette musique qui m'avait attiré lorsque je fis une retraite de 4 jours au monastère cistercien d'Oka quelque 1 année plus tard. Une musique entre-coupée des fois d'un toussotement, d'un claquement de porte, omniprésente partout dans l'édifice. Je contemplais le maître des lieux qui avait composé toutes les partitions de cette gigantesque pièce musicale en lui disant: "J'ai vraiment l'impression que je vais t'entendre me parler, alors vas-y dis-moi!"

Et cette musique qui continue de jouer.

Le silence, la musique qui rend fou !

 

 

                                                                   


 

Cet article a été composé le 16 septembre 2010

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 22:45
Il était une foi un Dieu incréé,
Inchangé en sa toute puissance,
Immuable en son éternité.
De Lui, mondes visible et invisible,
Par sa Parole furent créés.

Il était une foi cette Parole divine,
Par un Ange annoncée,
Dessein de Dieu dans le sein d'une Vierge,
En sa simplicité, en son humilité.
Vouloir d'un Dieu, vouloir d'un Père,
Par Marie voulu aussi,
Le Verbe incarné, l'Emmanuel, fut porté par elle,
Et conçu de l'Esprit.

Il était une foi cette Parole de Dieu révélée aux hommes,
Jésus, Fils du Père, témoin de son Amour et de sa grande Pitié,
Souffrit sur le bois de la Croix au Calvaire
Pour nous libérer de nos fers,
Revint de la mort tel qu'il l'avait annoncé...
"Christ est vivant !" "Christ est ressuscité !"

Il est une foi où le Fils siège à la droite du Père,
Justificateur des vivants auprès du Père,
Juge des condamnés.

Il est une foi encore aujourd'hui
Par l'Esprit sanctificateur, cet Esprit d'unité,
Par sa sainte Église sur le roc fondée,
Par ces signes sensibles institués par Jésus Christ,
Communion à son Corps mystique
Et pardon des péchés.

Il est une foi qui est de toujours,
Qui subsistera jusqu'au terme des jours,
Où l'assemblée des saints,
Ici-bas et dans la félicité,
Intercède pour nous, enfants de Dieu,
Jusqu'au jour où, bienheureux dans les cieux,
Avec la Trinité sainte, serons tous rassemblés.
Ainsi soit-il en vérité !
--------------------------------------
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,
est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit-Saint,
à la sainte Église catholique, à la communion des saints,
à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle. Amen.
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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 21:13

Nous sommes en soirée...les campeurs sont déjà tous là et le frère Lorenzo leur fait faire, à tour de rôle, un exercice simple à la barre pour déterminer leur niveau pour les différentes activités: tir à l'arc, tir à la carabine, biologie, piste d'hébertisme, canoe-kayak, natation...

Les lieutenants frère Alain Nappert et frère Denis Plourde assignent les campeurs à chacun des équipages: dauphins, marsouins, pingouins, éperlans, éperviers, pélicans(pour les campeurs de 14 ans), etc...en tout 8 équipages si je me rappelle bien.

Le Camp Bel'Air est sous le thème de la marine, d'où ces titres de lieutenants(Fr. Alain Nappert et Fr. Denis Plourde), l'amiral(Fr. Dionne...je ne me rappelle plus son prénom...je crois que c'est Charles mais...). doh! Moi, j'avais demandé d'être capitaine d'équipage lors du pré-camp, et le lieutenant frère Denis Plourde m'avait dit, sans me déconseiller, que c'était préférable d'être assistant-responsable des différentes activités pour une première expérience comme moniteur. Alors Denis m'a redemandé et je lui ai répondu la même chose: je préfère être capitaine d'équipage. "D'accord!" qu'il a dit. Je fus donc capitaine des Dauphins.

Maintenant que toute cette petite marmaille a trouvé son équipage, l'amiral fr. Dionne et le lieutenant fr. Denis donnent leurs directives avant que les équipages se regroupent, et avant le coucher dans les tentes. Alors là, cher capitaine des dauphins, tu te retrouves, pour la première fois de ta vie, avec des petits campeurs dont tu as la responsabilité de motiver, d'encourager, de discipliner au besoin...; tu as un peu le trac, ils attendent que tu leur parles. J'ai 17 ans, ils ont 11-12 ans et on dirait qu'il y a une génération qui nous sépare. Je me revois encore à leur âge. Je présente d'abord mon assistant-capitaine, Charles, il est postulant chez les frères tout comme moi. Je leur demande de se présenter un après l'autre, et puis je leur parle de mon rôle en tant que capitaine...et puis il faut trouver un cri de ralliement. Alors on est tous d'accord, je crierai "C'est qui les plus malins?" et vous répondrez "les dauphins!"

Nous sommes prêts maintenant à se diriger vers les tentes dans la forêt, le lieutenant Denis Plourde nous demande le cri de ralliement. Je crie bien fort:"C'est qui les plus malins?" et mon équipage répond bien "les dauphins". Les tentes sont montées sur de grandes plateformes de bois, et chacun a son sac de couchage sur un petit matelas-mousse qui, lui, est sur une caisse de bois où ils rangent leurs choses: maillots de bain, pantalons courts, vêtements de pluie, articles de toilette etc. Quand tout le monde est prêt, j'éteind les lumières; quand il y a un problème et qu'on a besoin d'un peu de lumière, j'ai une lampe de poche pour éclairer.

Le réveil se fait au son de la musique provenant de hauts-parleurs jonchés dans les arbres. Je réveille les récalcitrants, et puis nous devons descendre au lac tous ensemble pour un peu de toilette avant quelques recommandations des lieutenants et de l'amiral, il y aura les grades bientôt: moussaillon, mousse, matelot et vigie. Nous allons déjeuner, une table assignée à chacun des équipages. Ensuite chacun des petits campeurs s'en vont à leur activité respective tandis que les capitaines vont à la mess des officiers avec les 2 lieutenants.

J'ai un petit calepin avec les noms de mes campeurs et des notes que j'y inscrits de par les commentaires reçus des responsables des différentes activités, et de mes propres remarques personnelles. Chaque grade amène des points supplémentaires à mes petits moussaillons, d'où la responsabilité de bien les évaluer. L'attitude du bon moussaillon: connaître le prénom de chacun de ses camarades d'équipage, avoir un esprit d'équipe...bref chacun des campeurs accèdent à ce grade assez aisément durant leurs 2 semaines, ainsi que celui de mousse. Il y a des points attribués aux campeurs par chacun des responsables des différentes activités, ainsi que par les activités de groupe comme "la journée des corsères" avec cette chasse au trésor dans la forêt, "la chasse au trésor" à même les rives du Lac Aylmer, une journée centrée sur l'athlétisme avec une course à relais...beaucoup de choses....oups! baseball aussi, j'oubliais.(journée à oublier aussi, qu'est-ce que nous avions été pourris cette fois-là. lol) Le moral avait été bien qu'en même.

Le dimanche, c'est la visite des parents, et chacun des campeurs partage avec leurs parents ce qu'ils ont fait durant la semaine.

Le lundi, tout revient comme d'habitude exceptée une journée de pluie où nous faisons des activités à l'intérieur du camp, sinon il y a un grand feu de camp avec des chansons et des guimauves en soirée. Il y a toujours les grades, ce sera bientôt le temps de présenter ces nouveaux matelots avant le déjeuner. La dernière journée du camp, le samedi, ce sera le grade de vigie; ce sera aussi le choix de leur cadeau de camp, un campeur après l'autre, celui qui aura accumulé le plus de points choisi le premier etc...

Là c'est le moment que chacun attend. "Capitaine des dauphins, combien de vigie?" me dit le lieutenant Denis. "Une vigie" que je lui répond. Mon équipage se lève, ils sont tous matelots, mais ils doivent se douter de qui est ma vigie. Je passe devant eux et m'arrête devant Patrice: "Patrice, ton capitaine te nomme vigie! Toutes mes félicitations!", le lieutenant Alain lui passe au cou la médaille de vigie. Le frère François, un an plus âgé que moi, l'avait eu dans son équipage l'été précédent et m'avait dit beaucoup de bien de lui(il voulait l'avoir dans son équipe), et il n'avait pas tort. Avec ses tâches de rousseur qui lui maculaient le visage, Patrice se tenait fièrement droit comme une barre, et mon équipage était presqu'aussi fier que lui et de son capitaine. Chacun a choisi son cadeau, souvenir de camp; le lendemain, ce sera le retour des parents et le départ de leur progéniture. Les campeurs sont tous partis ou presque, et puis je prend une collation au réfectoire avec d'autres capitaines, responsables d'activités et l'assistant-cuisinier. Une journée bien méritée avant le 2ième camp de 2 semaines et l'arrivée de nouveaux campeurs. Tiens donc, une automobile s'arrête à côté du réfectoire, un de mes matelots sort en courant et monte les escaliers pour ensuite entrer dans le réfectoire. Il s'arrête devant moi: "Merci Denis pour le camp! Bonnes vacances!"...Je lui prend sa petite menotte: "Toi aussi Francis, passe un bon été!" et là, comme il est arrivé, il retourne en courant, passant la paume de sa main gauche sur son oeil. Je l'ai regardé se diriger vers l'automobile de ses parents, un petit pincement au coeur, et je me doutais que c'était peut-être la dernière fois que je le voyais. J'avais une sorte de fierté de travail accompli, et je comprenais beaucoup de choses sur ce rôle d'éducateur des frères du Sacré-Coeur. Je comprenais beaucoup aussi de cette influence qu'ils ont eu sur moi quand j'étais juvéniste, à me transmettre des valeurs humaines et une expérience de Dieu.

Un moment, quelques secondes, que je savais devoir raconter un de ces jours. Ce que j'y ai compris, à ce moment-là, c'était le détachement que je devais faire de ces personnes qui ont pris part aux événements de ma vie pour continuer à aller de l'avant. Et que le camp suivant, je vivrai d'autres expériences avec un autre équipage, et ainsi de suite se déroulera la vie. J'aurai à vivre des expériences heureuses, ou d'autres malheureuses; et chacune de ces expériences, chacune des personnes rencontrées deviendront actes et acteurs y mêlant leur influence et une part de leurs propres vies. J'y ai vu avec un léger recul qu'il y avait un grand acteur principal commun à toutes ces expériences de ma vie. Ô Dieu, tu y étais! Je t'avais vu à ce moment-là...pas avec mes sens extérieurs, mais avec tout ce que tu m'a fais comprendre à mon expérience de jeune adulte et qui m'a servi par la suite.

Quelquefois, durant ma vie, j'ai vu sa présence évidente; d'autres fois je ne l'ai vu qu'avec un recul plus ou moins long. Mais Il a toujours été là à chaque instant de ma vie, peu importe mes décisions, peu importe mes égarements. Ces moments heureux...et ces déserts que j'ai traversés en voulant m'éloigner un peu de Lui, tous ces moments sont différents à chacun, et Dieu y prend toujours une part active ou passive selon que vous aurez décidé. Le chercheur de Dieu cherche Dieu parce qu'il l'a déjà en quelque sorte trouvé ou vu quelque part.

Dieu ne reste pas invisible pour celui qui le cherche. Dieu lui parle à chaque instant de sa vie...et Dieu m'a parlé dans ce plus bel été de ma vie.

 

 

 

 

 

Allez voir aussi!

Ces étés de ma vie (1 de 3) - Un truc à se casser la figure

Ces étés de ma vie(2 de 3) - J'en fus surpris et ravi à la fois

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 20:48

Cet été-là, j'étais dans le chemin qui lie les cabines au réfectoire du Camp Bel'Air au Lac Aylmer. Ce même camp, où, quelques années auparavant nous nous amusions sur la bonne vieille "tripe" sans nous rompre le cou, rappelez-vous! Mais je n'y suis pas en tant que juvéniste...j'y suis en tant que frère-novice.

Ce sont les oiseaux qui m'ont réveillé ce matin-là. Les 2 camps de 2 semaines des campeurs terminés, nous étions chacun des frères à nos cabines, et, la mi-août terminé, nous allions chacun à nos places respectives: certains au juvénat à Bromptonville, certains au noviciat à Montréal-Nord etc...Nous sommes en semi-retraite en quelque sorte; repos et préparation...Je vais au réfectoire pour le déjeuner(petit déjeuner pour les européens) avec mes confrères. C'est par la suite que, dans ma cabine, je répondis à soeur Léontine, une soeur de la Sainte-Famille de Bordeaux. Ici, retournerons un peu en arrière pour que je vous explique...

C'était probablement au début de l'été que nous avions visité le couvent des Soeurs de la Sainte-Famille de Bordeaux. La tante d'un de nos confrères novices, soeur Rita Paquet, nous faisait visiter les lieux. Elle et une autre religieuse nous firent découvrir l'endroit, et nous parlaient de leur mode de vie etc. Comme il y a assez souvent dans ces couvents, nous arrivâmes à l'infirmerie où se trouvaient les soeurs malades et âgées. Soeur Rita dit: "Nous allons dire un bonjour à une de nos soeur voulez-vous!" Et là, dans la chambre, était allitée soeur Léontine Deschênes; soeur Rita fit la présentation: "Soeur Léontine, on vient vous dire bonjour." Nous lui disons bonjour, et soeur Léontine demande à soeur Rita: "Qui sont-ils?"..."Ce sont les novices chez les frères du Sacré-Coeur." Toute comme hébétée "...les frères du Sacré-Coeur!" "Oui, soeur Léontine" lui répondit soeur Rita. "Ah.....y a-t-il un parmi vous qui s'appelle Denis Beaudoin?" Alors là je fus hébété à mon tour. lol

"J'ai été chargée de prier pour vous spécialement pour les vocations." - Ça expliquait pourquoi elle connaissait mon nom.

Mes frères, soeur Rita et l'autre soeur qui l'accompagnait, nous laissèrent seuls moi et soeur Léontine. Nous avons parlé peut-être 15 ou 20 minutes elle et moi...peut-être plus; c'était plus moi qui l'écoutait, et je lui répondais avec le plus grand des respects. Nous n'avons pas parlé de la pluie et du beau temps, vous le savez bien! Nous avons parlé de cette expérience spirituelle propre à chacun, de Dieu et de vocation. Elle m'a promis aussi de me donner un présent lors de mes voeux.

Alors c'est à cette religieuse que j'écrivais du Lac Aylmer, en réponse à cette lettre qu'elle m'avait écrite. Je donnai la lettre à un frère qui passait régulièrement au village tout près du Camp, Stratford Centre, pour qu'il la poste. Nous avons fermé les principales installations du Camp Bel'Air quelques semaines après ça, et je fis mes premiers voeux d'une année le 15 août avec quelques autres jeunes frères. Je retournai par la suite à Montréal-Nord...et c'est là que j'ai reçu une lettre, ou plutôt une grande enveloppe, en provenance des Soeurs de la Sainte-Famille de Bordeaux. Il n'y a pas le nom de soeur Léontine sur l'enveloppe, c'est intriguant! Tout ce qui s'y trouve, c'est un petit fascicule résumant la vie de soeur Léontine...soeur Léontine est décédée. Je le lis cérémonieusement; et puis à une certaine page il y a quelque chose de très beau qui résonne comme un poème, ça parle des oiseaux qui réveillent le matin par leurs chants et de l'immense forêt...et puis je réalise que c'est une partie de la lettre que je lui avait écrite. J'en fus surpris et ravi à la fois! Il était écrit: quelqu'un lui a écrit une très belle lettre à notre soeur avant son départ....là il y avait  une partie du contenu, et puis signé "anonyme". C'est de cette façon que je fus informé du décès de soeur Léontine. Est-ce qu'elle avait mis cette lettre sur sa table de chevet parce qu'elle y accordait une importance? avait-elle partagé son contenu?...je crois bien que oui. Ce qui est le plus surprenant, c'est de quelle façon le coeur peut s'exprimer parfois lorsqu'il est généreusement ouvert. Je ne sais pas si j'aurais eu le courage, à ce moment-là, de parler de ces oiseaux, de cette forêt et de cette paisibilité comme je l'ai fait, si j'aurais su que tout ceci serait publié par la suite quelque part. Je ne crois pas, non.

La vie s'apprend en l'expérimentant, en la vivant. On l'apprend en l'improvisant par nos expériences antérieures, nos choix et ces personnes que cette même vie nous amène à rencontrer. On y croise des personnes qui marchent à nos côtés pendant des années, sans que celles-ci ne nous apportent beaucoup de leurs expériences. On y croise aussi de ces personnes qui, l'espace d'un souffle, nous pousse à avancer et se dépasser. Ces personnes pour qui, comme soeur Léontine Deschênes, l'expérience d'une vie se résume à l'essentiel d'un chant d'oiseau et d'un émerveillement de l'homme devant la beauté de la création et de l'existence.

Cette forêt, ce Camp, tout y était très beau! En passant, pour les intéressés, il est à vendre ce Camp.

Visitez le site des services immobiliers pour faire votre offre...on ne sait jamais! http://www.intercomsi.com/fr/vendre_louer/commercial/214/ 

Ce fut un autre de ces étés formidables de ma vie.

 

Allez voir Ces étés de ma vie(1 de 3) - Un truc à se casser la figure.



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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 01:30

Ah l'été, les vacances estivales, le soleil et la plage...

Lorsque j'étais juvéniste(pensionnaire au juvénat), nous allions à la plage près du juvénat; mais ce qui pouvait arriver aussi c'est que les frères nous amènent au Lac Aylmer...alors là c'était l'euphorie, c'était génial! yeh!

Les frères avaient un camp là-bas; il y avait non seulement l'espace pour courir, cette forêt immense, la plage et le lac pour la baignade...mais il y avait aussi cette vieille "tripe" comme nous appelons ça ici. Une chambre à air de pneu de tracteur sur laquelle nous sautions comme sur un trempoline. Certes elle n'était pas destinée d'abord à ça, mais plutôt devait servir pour la baignade, pour s'y agripper. Mais il y a eu un d'entre nous qui a vue cette formidable idée, ou devrais-je dire aujourd'hui la démence innocente, de pouvoir se servir de cette "tripe" pour en faire en quelque sorte une sorte de catapulte humaine. lol!

Il y a eu quelques essais pour voir si ça pouvait fonctionner, et puis c'est alors évident que ça fonctionne. Ce fut Denis Labrecque qui fut l'as de se faire projeter dans les airs à des hauteurs fascinantes pour des enfants de notre âge. Le principe était très simple: Denis prenait une bonne distance de la "tripe", et puis il courrait en direction de celle-ci pour ensuite y mettre les pieds; une dizaine ou douzaine des plus corpulents d'entre nous sautaient sur la tripe au moment exact où Denis y mettait les pieds. Il fallait un synchronisme parfait pour avoir un effet parfait. Et là Denis était projeté dans les airs à des hauteurs surprenantes.

Lorsque les frères nous ont vus jouer à ce petit jeu audacieux, ils nous ont d'abord demandé de s'éloigner du belvédère. Ils observaient pour qu'il n'y aie pas de blessure, et pour nous dire "ça suffit!" lorsque ça deviendrait trop dangereux. Et puis quelques fois nous enlevaient notre "tripe"...Nous ne faisions pas ça méchamment, nous voulions juste nous amuser. Pour nous il n'y avait aucun danger parce que nous ne connaissions pas le danger. Et puis j'avoue que la tentation était trop forte!...plus forte que le danger potentiel...alors j'ai essayé moi aussi. C'était inévitable que l'on allait me demander puisque j'étais très athlétique, j'aimais les sauts, et surtout parce que j'étais un des plus petits du groupe. Ce premier saut fut un fiasco! doh! Un fiasco non pas parce que je ne fut pas projeté assez haut, mais parce que je tombai un peu à l'écart de l'endroit où se trouvait la "tripe" et de mes camarades prêts à me recevoir pour amortir ma chute. En d'autres termes: je ne montai pas très précisément à la verticale. Bien sûr que ce fut un sensation forte "bonjour les nuages", mais l'impact sur le sable de la plage sur l'abdomen fut douloureux. Il était évident dans mon esprit, à ce moment-là, que je ne retenterais plus jamais mon coup; et puis vous savez ce qui arrive dans l'esprit d'un enfant téméraire? On se dit qu'il faut arriver à perfectionner sa technique pour recommencer à nouveau. Quoi? J'ai dit ça que je ne voulais plus le faire? Na! Ça n'a jamais arrêté personne...surtout pas moi.

Guy, lui, est tombé sur le dos. doh!(la redondance ici n'est pas voulu), mais le plus curieux dans tout ça, c'est que jamais personne ne s'est blessé sérieusement. Il n'y a jamais eu de cassures, foulures ou de chutes sur la tête. Je vous dis que je ne suis jamais tombé sur la tête à ce jeu! Je me suis déjà foulé un poignet en entrant en collision avec un poteau d'Hydro-Québec, et déjà entrer en collision de plein fouet avec le mur de briques de l'école élémentaire qui explique cette cicatrice sous mon cuir chevelu et peut-être mon dérangement. lol!

Y avait-il cet ange gardien qui nous protégeait chacun lorsque nous pratiquions cette témérité comme un simple et passionnant jeu d'enfants? Peut-être bien!
Un jeu qui, si nos pauvres mères auraient vu ça, aurait de quoi leur faire dresser les cheveux sur la tête.

Le weekend suivant, si nous n'allions pas à la simple plage près de Bromptonville où se trouvait le juvénat, les frères nous amenaient au Lac Aylmer et là nous essayions de dénicher la "tripe" pour recommencer le même manège. Si elle était un peu ramollie, nous demandions à un frère(celui que nous jugions le plus clément) de la souffler un peu. Il nous regardait avec un drôle d'air, il savait bien que ce n'était pas pour se servir à la baignade. Une expression du visage qui semblait dire: "Ouais! je sais très bien pourquoi tu veux que je la souffle cette tripe." Alors nous envoyions le plus hypocrite d'entre nous, et il revenait avec l'outil de notre jeu fascinant. Nous nous regroupions peu à peu autour de celle-ci et commencions tranquillement par sauter comme un trempoline. Oh voilà Denis Labrecque notre champion...et les frères observaient jusqu'à ce qu'ils jugent que ce soit assez. Certains frères ont pris des photos de Denis lorsqu'il était dans les airs, je ne sais pas si j'ai photo de ça ici ou dans les affaires chez mon père. Si je trouve, je vous ferai voir, promis!

C'était vraiment un truc à se casser la figure lorsque je me remémore tout ça. Mais qu'est-ce que je me suis amusé, je ne vous dis pas!

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 21:09

L'automne c'est magnifique! L'automne c'est la vraie saison!

Dès les premières fraîcheurs, nous sortions bâtons de hockey ou, plutôt, bâtons sans la palette:  nous y fixions une palette de plastique achetée par nos parents que nous passions à l'eau bouillante pour donner une courbure rêvée. Ensuite nous allions dans les rues ou les cours d'école; là nous discutions des vraies choses de la vie que les adultes peu évolués ne comprenaient pas.
"Les Canadiens jouent contre les Bruins de Boston ce soir. Tu crois qu'ils vont gagner?"
"Pfff! Mais c'est évident! Ken Dryden est en pleine forme, il va tous les arrêter, et puis nous jouons sur notre patinoire."
"Oui, tu as raison."
- FIN DU DÉBAT -

Passons aux choses sérieuses maintenant!
Nous formions les équipes qui se ressemblaient toujours d'une fois à l'autre, sauf les plus médiocres qui pouvaient naviguer d'une équipe à l'autre. Tous nous jouions peu importe le nombre de joueurs. Pas de bancs, pas de remplacement, pas de temps d'arrêt, pas de fatigue...personne ne connaissait la fatigue que ressentent ces professionnels rouillés. lol
Les adultes ne venaient pas s'immiscer dans notre jeu. N'aurait pas été bien accueilli qui, avec ses bouquins, nous aurait dit:"Le filet n'est pas réglementaire!"..."Où sont les lignes?"..."Qui fait la mise au jeu?"..."Où sont les arbitres?"
Des détails tout ça!
Voilà les futurs Guy Lafleur, Yvan Cournoyer, Peter Mahovlich etc. se mettaient à jouer; et lorsqu'il y avait beaucoup de joueurs, nous n'hésitions pas à sortir de leurs retraites les Jean Béliveau, Maurice Richard...
Les spectateurs? Des passants, des curieux qui s'arrêtaient quelques minutes et puis continuaient leurs chemins.

Tiens donc, c'est la fille de l'école qui passe par là. À chaque fois que je la regarde, je me sens tout drôle.

 

Cette fois-ci elle va me remarquer!
Il s'empare du disque, déjoue les 8 avants et puis s'approche des défenseurs...il tricote bien.
Oh mais avec quelle facilité il déjoue 2, 3, 5...12 défenseurs(ouais je sais...un soupçon d'exagération peut-être!); il est devant le gardien de but, feinte du revers et puis non...c'est le tir du poignet dans le coin supérieur droit du filet. Quel but magnifique!
  
Quel style!...quelle élégance dans la démarche! ...et puis..."Mais où est-elle passée?"..."Où est-elle?" Disparue! Elle n'a rien vu... doh!

Nous jouions jusqu'à la brunante ou jusqu'à ce qu'une voix venue de nulle part nous dise:"Venez manger!" Alors nous remettions à plus tard notre partie enlevante.
Ensuite nous reprenions là où nous en étions rendus avant le repas du soir, nous arrêtions à l'obscurité. Puis nous nous donnions rendez-vous à la même heure et au même endroit le lendemain si ce n'était pas jour d'école.
Nous n'avions qu'un fan toujours fidèle à nous suivre là où nous allions. Nous ne nous doutions même pas qu'il était là. Ce grand fan prenait place tout en haut de ces immenses estrades. Et là, assis tout en haut, son regard amoureux posé sur chacun d'entre nous, il nous voyait jouer... jouer... jouer.

 


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