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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 01:30

Ah l'été, les vacances estivales, le soleil et la plage...

Lorsque j'étais juvéniste(pensionnaire au juvénat), nous allions à la plage près du juvénat; mais ce qui pouvait arriver aussi c'est que les frères nous amènent au Lac Aylmer...alors là c'était l'euphorie, c'était génial! yeh!

Les frères avaient un camp là-bas; il y avait non seulement l'espace pour courir, cette forêt immense, la plage et le lac pour la baignade...mais il y avait aussi cette vieille "tripe" comme nous appelons ça ici. Une chambre à air de pneu de tracteur sur laquelle nous sautions comme sur un trempoline. Certes elle n'était pas destinée d'abord à ça, mais plutôt devait servir pour la baignade, pour s'y agripper. Mais il y a eu un d'entre nous qui a vue cette formidable idée, ou devrais-je dire aujourd'hui la démence innocente, de pouvoir se servir de cette "tripe" pour en faire en quelque sorte une sorte de catapulte humaine. lol!

Il y a eu quelques essais pour voir si ça pouvait fonctionner, et puis c'est alors évident que ça fonctionne. Ce fut Denis Labrecque qui fut l'as de se faire projeter dans les airs à des hauteurs fascinantes pour des enfants de notre âge. Le principe était très simple: Denis prenait une bonne distance de la "tripe", et puis il courrait en direction de celle-ci pour ensuite y mettre les pieds; une dizaine ou douzaine des plus corpulents d'entre nous sautaient sur la tripe au moment exact où Denis y mettait les pieds. Il fallait un synchronisme parfait pour avoir un effet parfait. Et là Denis était projeté dans les airs à des hauteurs surprenantes.

Lorsque les frères nous ont vus jouer à ce petit jeu audacieux, ils nous ont d'abord demandé de s'éloigner du belvédère. Ils observaient pour qu'il n'y aie pas de blessure, et pour nous dire "ça suffit!" lorsque ça deviendrait trop dangereux. Et puis quelques fois nous enlevaient notre "tripe"...Nous ne faisions pas ça méchamment, nous voulions juste nous amuser. Pour nous il n'y avait aucun danger parce que nous ne connaissions pas le danger. Et puis j'avoue que la tentation était trop forte!...plus forte que le danger potentiel...alors j'ai essayé moi aussi. C'était inévitable que l'on allait me demander puisque j'étais très athlétique, j'aimais les sauts, et surtout parce que j'étais un des plus petits du groupe. Ce premier saut fut un fiasco! doh! Un fiasco non pas parce que je ne fut pas projeté assez haut, mais parce que je tombai un peu à l'écart de l'endroit où se trouvait la "tripe" et de mes camarades prêts à me recevoir pour amortir ma chute. En d'autres termes: je ne montai pas très précisément à la verticale. Bien sûr que ce fut un sensation forte "bonjour les nuages", mais l'impact sur le sable de la plage sur l'abdomen fut douloureux. Il était évident dans mon esprit, à ce moment-là, que je ne retenterais plus jamais mon coup; et puis vous savez ce qui arrive dans l'esprit d'un enfant téméraire? On se dit qu'il faut arriver à perfectionner sa technique pour recommencer à nouveau. Quoi? J'ai dit ça que je ne voulais plus le faire? Na! Ça n'a jamais arrêté personne...surtout pas moi.

Guy, lui, est tombé sur le dos. doh!(la redondance ici n'est pas voulu), mais le plus curieux dans tout ça, c'est que jamais personne ne s'est blessé sérieusement. Il n'y a jamais eu de cassures, foulures ou de chutes sur la tête. Je vous dis que je ne suis jamais tombé sur la tête à ce jeu! Je me suis déjà foulé un poignet en entrant en collision avec un poteau d'Hydro-Québec, et déjà entrer en collision de plein fouet avec le mur de briques de l'école élémentaire qui explique cette cicatrice sous mon cuir chevelu et peut-être mon dérangement. lol!

Y avait-il cet ange gardien qui nous protégeait chacun lorsque nous pratiquions cette témérité comme un simple et passionnant jeu d'enfants? Peut-être bien!
Un jeu qui, si nos pauvres mères auraient vu ça, aurait de quoi leur faire dresser les cheveux sur la tête.

Le weekend suivant, si nous n'allions pas à la simple plage près de Bromptonville où se trouvait le juvénat, les frères nous amenaient au Lac Aylmer et là nous essayions de dénicher la "tripe" pour recommencer le même manège. Si elle était un peu ramollie, nous demandions à un frère(celui que nous jugions le plus clément) de la souffler un peu. Il nous regardait avec un drôle d'air, il savait bien que ce n'était pas pour se servir à la baignade. Une expression du visage qui semblait dire: "Ouais! je sais très bien pourquoi tu veux que je la souffle cette tripe." Alors nous envoyions le plus hypocrite d'entre nous, et il revenait avec l'outil de notre jeu fascinant. Nous nous regroupions peu à peu autour de celle-ci et commencions tranquillement par sauter comme un trempoline. Oh voilà Denis Labrecque notre champion...et les frères observaient jusqu'à ce qu'ils jugent que ce soit assez. Certains frères ont pris des photos de Denis lorsqu'il était dans les airs, je ne sais pas si j'ai photo de ça ici ou dans les affaires chez mon père. Si je trouve, je vous ferai voir, promis!

C'était vraiment un truc à se casser la figure lorsque je me remémore tout ça. Mais qu'est-ce que je me suis amusé, je ne vous dis pas!

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Published by Denis - dans Divers
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