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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 22:13

L'article qui suit est de Jacques Théberge i.v.Dei, et il est publié ici avec son entière approbation.

 

Mes AmiEs,

 

Je bénis le Seigneur qui me permet de vous saluer et d'être avec vous par le présent Journal.

 

Je suis toujours heureux quand un lecteur nous écrit, cela fait grandir l'esprit de famille !

 

Chaque mois, la chronique Sainte Face vous invite à partager le charisme des Adorateurs et Amis de la Sainte Face. Notre service ecclésial est d'offrir nos vies et notre prière pour le salut des âmes et la sanctification du Clergé. Il est facile de comprendre ce souci des âmes et des prêtres puisque nous sommes de spiritualité thérésienne. Notre vocation spécifique est de collaborer activement et amoureusement à l'oeuvre de la Rédemption. Vocation indispensable au coeur de l'Église. Nous ne sommes pas les seuls à assumer ce service, mais face à la situation actuelle de notre monde, nous ne serons jamais assez nombreux pour oeuvrer au salut des âmes.

 

Je viens de terminer la lecture d'un volume de grande actualité : « Faut-il encore se soucier du salut des âmes? » Le père Denis B-Duval, avec brio nous en démontre toute l'urgence. Depuis 40 ans, personne ou presque ne parle des fins dernières et encore moins du danger de perdre notre âme, de se damner. Le Christ est mort et ressuscité pour notre salut et la rémission des péchés. Il faut se rappeler, à la suite du Christ, qu'une véritable solidarité entre les membres du Corps Mystique est de l'ordre du salut.

 

Notre baptême nous engage à l'oeuvre du salut et la charité est la substance même de cette solidarité. Saint Paul insiste : « Nous sommes collaborateurs de Dieu. » Il faut, et c'est le rôle premier de l'Église « sacrement du salut », annoncer ce salut, cette promesse de vie éternelle. « Combien d'hommes et de femmes se sont convertis et confessés grâce à un sermon sur les fins dernières, les réalités ultimes de la mort, du jugement, de l'enfer, du paradis et du purgatoire? » (J-Paul II - Entrez dans l'Espérance - p.265) Après l'annonce explicite du salut, la prédication, il existe une autre forme de solidarité pour le salut; celle de la prière et du sacrifice. Cette forme est à la portée de tous. Être véritablement chrétien inclut d'avoir constamment le souci du salut éternel des âmes. Rien au monde n'est aussi important !

 

Il faut s'inquiéter de son salut et de celui des autres. On a fait silence depuis des décennies sur la question de l'enfer, pourtant si présent dans la prédication de Jésus. Le Christ suscite chez ses auditeurs l'inquiétude d'une possible damnation. Ce n'est certes pas le coeur de l'Évangile, mais elle est « comme un choc salutaire qui rappelle à chacun le sérieux de sa vie, de sa liberté et du temps présent. La prédication des fins dernières est donc d'abord une prédication de l'urgence de la conversion hic et nunc, elle est inséparable de l'annonce de la miséricorde et de la nouvelle vie dans le Christ. » (P.210 - D.- Duval)

 

Il faut exalter l'amour de Dieu qui donne son Fils pour nous sauver. Cependant il ne faut pas biaiser cet attribut, car « que serait une miséricorde dont l'annonce donnerait à l'homme d'excellentes raisons de ne pas se convertir? ».

 

Pourquoi s'en faire si Dieu est si bon? « Que serait une miséricorde prête à nier à l'homme ce qu'il y a de plus précieux, à savoir sa liberté, sous le prétexte de le sauver? Que serait une miséricorde qui viderait l'histoire humaine et l'instant présent de ses enjeux les plus décisifs? Si l'éternité devait être la même pour tous quel qu'ait été leur comportement, quel sens cette vie aurait-elle donc? Pourquoi agir de telle ou telle manière puisqu'au terme, le résultat serait le même? Bref, la perte de vue de l'enfer en tant que possibilité réelle vide la vie humaine de son sérieux, de son drame et de sa grandeur. Dieu créerait l'homme libre, mais il ne jouerait pas le jeu jusqu'au bout? » p.211. Dans les écrits du P. D'Arcy s.j. nous trouvons ces lignes qui décrivent bien l'ambiance dans laquelle nous vivons et qui est valorisée partout. « Ceux là sont des lâches qui nous enseignent à demeurer bien au chaud, à l'abri des courants d'air et de tout danger. Ils voudraient nous rendre mous et inaptes à nous mesurer au tohu-bohu de la vie. Ce n'est pas là une vie d'homme, mais un travestissement. Je suis las de ce ravalement des enjeux de la vie; je demande que l'on redonne l'enfer au monde. "

 

Mgr. Sheen qui cite le père D'Arcy poursuit : « Et si l'on ne le lui redonne pas, les hommes, à quelques bassesses qu'ils soient avilis, continueront à prétendre que tout finira pour le mieux. Aussi longtemps que demeurera l'enfer, nous aurons une norme pour juger le mal, une norme pour juger ceux qui foulent aux pieds l'amour de Dieu et des hommes, une norme selon laquelle pourront être pesés ceux qui tentent de chasser Dieu de la face de la terre. » (L'Arc-en-ciel de la douleur, p.69.)

 

Saint Dominique pleurait et gémissait : « Ma Miséricorde (il appelait Dieu ainsi) que vont devenir les pauvres pécheurs? » Catherine de Sienne osait dire à Dieu : « Je veux... Je veux le salut de cette âme! » Avons-nous oublié qu'à Fatima la Vierge a bien dit : « Priez, priez; beaucoup pour les pécheurs : beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui offre des sacrifices pour ces âmes ou qui prie pour elles. » Le salut des âmes dépend de la prière du peuple chrétien.

 

Je termine en citant les propos de saint Jean Eudes. Ils confirment la beauté et la grandeur de notre vocation A.S.F. « Souvenez-vous que les âmes ont coûté les travaux et les souffrances de trente-trois ans, le Sang et la Vie d'un Dieu, et que l'oeuvre la plus grande, la plus divine et la plus agréable à Jésus que vous puissiez faire en ce monde, c'est de travailler avec Lui au salut des âmes qui lui sont chères et précieuses.

 

Faites cela pour le pur amour de Jésus, et afin que Dieu soit aimé et glorifié éternellement dans les âmes, sachant que vous devriez tenir à grande faveur et bénédictions de consommer tout votre temps, toute votre santé, toute votre vie et tous les trésors du monde, si vous les possédiez, pour aider au salut d'une seule âme, pour laquelle Jésus a donné tout son Sang et a employé tout son temps, sa vie et ses forces. »

 

TOUT POUR LES ÂMES ET LES PRÊTRES !

 

(Journal Jésus Marie et notre temps, novembre 2012, Jacques Théberge i.v.Dei, p.16) 

 

 

Soyez chercheurs de Dieu, soyez enfants de Dieu !

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