Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 05:01

 

ElisabethTrinite.jpg

 

O mon Dieu, Trinité que j'adore

 

O mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement

pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme

était dans l'éternité. Que rien ne puisse troubler mon âme, ni me faire

sortir de vous, ô mon immuable, mais que chaque minute m'emporte

plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme,

faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.

Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là toute entière,

toute éveillée en ma foi, adorante, toute livrée à votre Action créatrice.

 

O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour

votre Coeur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer...

jusqu'à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et vous demande de

me « revêtir de vous-même », d'identifier mon âme à tous les mouvements

de votre âme, de me submerger, de m'envahir, de vous substituer à moi,

afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi

comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

 

O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous

écouter, je veux me faire toute enseignable, afin d'apprendre tout de vous.

Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je

veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière; ô mon

Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

 

O Feu consumant, Esprit d'amour, « survenez en moi » afin qu'il se

fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une

humanité de surcroit en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père,

penchez-vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne

voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances »

 

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, immensité où

je me perds, je me livre à vous comme une proie. Ensevelissez-vous en

moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en

votre lumière l'abîme de vos grandeurs.   


(Bienheureuse Élisabeth de la Trinité, 21 novembre 1904)

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Elisabeth de Hautségur 26/03/2014 08:02

J'aimerais prononcer ces paroles tous les jours. Merci.

Denis 26/03/2014 12:19