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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 21:12

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Posted by Denis Beaudoin on mercredi 5 février 2014
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 03:31

LA PRIÈRE D'UNE PETITE FILLE.

Ce qui suit est une histoire vraie, histoire écrite par une femme médecin travaillant en Afrique.
Je la partage avec vous tant je la trouve puissante et encourageante pour chaque chrétien. Je n'ai pu m’empêcher de verser des larmes devant l'innocence et la foi de cette petite fille qui est un exemple pour moi.

Lire cette histoire vous sera certainement d'un plus grand bien, elle à la gloire de notre Seigneur Jésus.

Une nuit, je travaillais dur pour aider une femme qui était sur le point d'accoucher mais malgré mes efforts cette femme décéda, nous laissant un tout petit bébé prématuré ainsi qu'une fillette de 2 ans qui pleurait. Nous avions des difficultés pour garder le bébé en vie. Nous n'avions pas d'incubateur puisque pas d’électricité, nous n'avions pas non plus d'aliments spécifiques pour ce nourrisson prématuré.
Bien que nous vivions sur l'équateur, les nuits étaient souvent froides avec des courants d'air surprenant. Une étudiante sage-femme chercha alors un linge dans lequel nous pourrions envelopper le bébé et une autre se chargea de faire du feu et de remplir une bouillotte d'eau chaude. Celle-ci vint me voir en pleurs disant "en remplissant la bouillotte, elle s'est percée et c'était notre dernière bouillotte !"
Que faire ? Ce matériel ne pousse pas sur les arbres et il n'y a pas de magasin dans ces sentiers de brousses !
"C'est bon dis-je, mettez le bébé aussi près que possible du feu et couchez vous entre lui et la porte pour le préserver des courants d'air. Votre tache est de conserver le bébé au chaud".
Le lendemain matin, comme je le fais la plupart des jours, je passe un moment en prière avec plusieurs des enfants orphelins qui choisissent de prier avec moi. Je leur suggère plusieurs sujets de prières et je leur parle de ce bébé qui pourrait mourir s'il n'avait pas de bouillotte rapidement, je fais aussi mention de la petite fille de 2 ans qui pleurait encore, elle n'avait plus sa maman.
Pendant ce moment de prière, Ruth, une fillette de 10 ans, pria avec la naïveté des enfants de son âge: "Je t'en supplie Seigneur, envoie nous une bouillotte aujourd'hui, pas demain car le bébé sera mort, envoie la au moins cet après midi" elle ajouta: "Alors que tu t'occupes de ça, je t'en supplie, env
oie aussi une poupée pour la petite fille afin qu'elle saches que tu l'aimes".
Comme souvent avec la prière des enfants j'étais estomaqué par sa hardiesse, devais-je dire "Amen !". Au fond, je ne croyais pas que Dieu pouvait faire cela. Oui certes, je sais qu'il peut tout faire, la bible me le dit mais il y a quand même des limites non ? Le seul moyen par lequel je pourrais avoir ces deux objets, ce serait de recevoir un colis venant de mon pays. J'étais loin, en Afrique, depuis presque 4 ans et je n'avais jamais reçu un colis venant de la maison. Et même si quelqu'un décidait de m'envoyer un colis, qui serait assez fou pour m'envoyer une bouillotte à moi qui vit sur l'équateur ?
Au milieu de l'après midi, tandis que je donnais des cours aux élèves infirmières, une information me parvint: il y avait une voiture devant ma porte. Le temps de rentrer à mon logement, la voiture était partie... mais sur la véranda il y avait un gros colis.
Des larmes remplirent mes yeux. Je ne pouvais pas ouvrir ce paquet toute seule. Aussi, j'appelais les enfants de l'orphelinat. Ensemble nous enlevâmes les ficelles, dépliâmes le papier. L'excitation montait; quelques 30 ou 40 paires d'yeux étaient fixés sur ce gros colis.
Je sortis premièrement du colis un vêtement coloré, tricoté en jersey; puis il y eut des bandages pour les patients atteints
de la léproserie; puis vint une bouteille de jus de raisin, puis un paquet de petit pains au lait... Puis je touchais quelque chose...Ce pourrait-il que ce soit ça ? Je la saisis et la sortis : Oui ! Une bouillotte ! Incroyable ! Je ne croyais pas que ce serait possible mais elle était là !
Ruth était là, au premier rang des enfants; elle bondit en avant en criant: "Si Dieu a envoyé la bouillotte, il a aussi mit dans le paquet une poupée !" Plongeant sa main au fond du colis, elle en sortit une jolie poupée toute habillée; les yeux de Ruth brillaient. Elle n'avait pas douté. Me regardant elle me dit: "Est-ce que je peux aller avec toi et donner cette poupée à la petite fille ? Elle saura que Jésus l'aime !
"
"Bien sur" lui répondis-je.
Ce colis avait été envoyé 5 mois auparavant par une église dont un membre avait ressenti le besoin d'envoyer une bouillotte, même dans un endroit situé sur l'équateur. Une fillette de cette église avait glissé dans ce colis une poupée pour un enfant africain.

Ce colis fut envoyé 5 mois avant, en réponse à la prière d'une petite fille qui serait
prononcée 5 mois plus tard !

" Avant qu'ils m'invoquent, je répondrai; Avant qu'ils aient cessé de parler, j'exaucerai. " (Esaïe 65:24)
"Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux." (Matthieu 18:3)

Amen !

 

Petite-fille-en-priere-001.jpg

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 00:53

Ce soir j'ai ouvert la bible au hasard et suis tombé sur le psaume 133:

Oh! quel plaisir, quel bonheur
de se trouver entre frères!
C'est comme l'huile qui parfume la tête,
et descend sur la barbe,
sur la barbe d'Aaron,
qui descend sur le col de son vêtement.

C'est comme la vallée de l'Hermon,
qui descend sur les montagnes de Sion.
Là, le Seigneur a décidé de bénir:
c'est la vie pour toujours!

J'ai pensé immédiatement à Alexeï en le lisant, parce que je lui avais chanté cette chanson que les juifs savent très bien et qui est tirée de ce psaume:

הנה מה טוב

Hine ma tov ouma nahim
shevet arim gam yarad


Textuellement: Ce que bon, ce que doux un asseoir de frères ainsi ensemble.
                      i.e. "Qu'il est bon et doux de vivre ensemble entre frères"

Il me racontait la difficulté qu'il avait rencontrée lorsque lui et ses parents se sont établis de la Russie à Israël, et qu'il ne comprenait strictement rien en classe...tout s'y donnait en hébreu. lol! Alors je lui ai chanté cette chanson qui n'a pas manqué de l'étonner. Pas que je lui chantai de façon prodigieuse, mais plutôt cette question inévitable qu'il se posait à lui-même : « Comment un goy(non-juif) peut connaître cette chanson et la chanter en plus...en hébreu? »

Le petit Alexeï qu'on l'appelait, pour le différencier de l'autre Alexeï; pas à cause de sa grandeur, mais à cause de son âge, il avait 16 ans. Alexeï me raconta comment il percevait la vie, et ça démontrait qu'il n'y avait en lui aucun espoir qu'il existe une autre vie après la vie. La vie, me dit-il, se passe aussi vite que l'eau du robinet dans un évier...alors il faut en profiter durant que nous sommes vivant: s'amuser, baiser les femmes etc...

Je ne me doutais pas, à ce moment-là, que derrière cette bonne humeur, cette attitude à toujours blaguer...pouvait se cacher une grande détresse intérieure. Je croyais que c'était une idée folle de jeunesse qui lui passait par la tête.

Il y a quelques années, 4 ans peut-être, je téléphonai à Youra, un arménien avec qui j'ai travaillé. Nous nous sommes donné rendez-vous au MacDonald sur la rue Queen Mary, pour passer quelques publicités du service de garde à domicile d'Ana et Roberto, des amis à moi. C'est là que Youra me dit ce qu'il était arrivé avec le petit Alexeï : il s'est jeté dans le fleuve du pont Jacques-Cartier. Il avait 18 ou 19 ans lorsqu'il mit fin à ses jours.

Toujours il y a malaise face ce genre de situation: on ne comprend pas et on ne sait quoi dire. C'est comme cette fois où, à Québec, je rencontrai l'assistant-cuisinier avec qui j'avais travaillé au courant de l'été entre 2 années de cours universitaires. Il me dit à propos du jeune cuisinier:"Un parent est arrivé au restaurant un matin pour dire qu'il s'était suicidé." Je fus surpris, c'était le boute-en-train de tout le personnel de ce restaurant. Il me dit que ça n'était pas la première fois qu'il attentait à ces jours. « C'était mon meilleur ami ! » me dit-il. « Et tu dois savoir, toi qui étudies en théologie, qu'il ira sûrement en enfer pour ça. »  Je ne m'attendais pas à ce genre de réflexion, alors j'essayai de répondre avec la plus grande franchise : « Il y avait sûrement une grande souffrance intérieure pour commettre un tel geste. Ce n'est pas un acte commis par haine de soi-même et haine de Dieu, Dieu seul est juge et connait les intentions. » En fait, dans ce genre de situations, on tente d'être le plus rassurant possible sans connaître les véritables motifs du suicide. Nous sommes sans réponse.

Seigneur Jésus, tu es venu pour prendre sur toi toutes nos fautes, toutes nos détresses et nos désespoirs intérieurs, pour les extirper par ton sacrifice. Puisses-tu, dans ta grande miséricorde, accueillir auprès de toi toute personne, spécialement Alexeï, qui ont vécu ou vivent aujourd'hui de grandes détresses intérieures. Pour qu'ils puissent chanter un jour dans cette Jérusalem céleste que tu nous as promise :
                   
                    Qu'il est bon et doux de vivre ensemble en paix entre frères !

Article composé le 18 juillet 2010

 

 

                                                                            


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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:37

La première fois que je suis allé dans un monastère c'était un cloître. C'était la seule fois que je mis les pieds dans un cloître d'ailleurs, et c'était un cloître pour femmes en plus. lol

J'étais postulant chez les frères du Sacré Coeur et puis le fr. Guy Giroux nous avait demandé un petit service à quelques uns de nous postulants. Nous sommes allés au cloître des soeurs du Précieux Sang à Sherbrooke pour tout simplement sortir quelques boîtes tout juste pour quelles soient à l'extérieur. Nous les avons sorties...elles n'étaient pas bien lourdes, mais voyez-vous c'est que ce sont des soeurs cloîtrées, et aucune d'elles ne peuvent par leur engagement ne mettre ne soit qu'un pied à l'extérieur.

C'était la petite soeur du frère Guy, sa vraie soeur qui nous a accueillis. Une autorisation spéciale d'entrer dans ce cloître a été demandée probablement à l'archevêque du diocèse de Sherbrooke, parce que les hommes y sont strictement interdits d'entrer. Mais parce que nous avions un statut de quasi-religieux, si j'ose m'exprimer ainsi, nous n'y allions pas dans l'intention de flirter. lol

Soeur Giroux nous a ouvert la grille et puis nous a indiqué précisément quelles boîtes il fallait sortir, et puis elle s'est mise à l'écart du garage comme pour ne pas voir l'extérieur lorsque le frère Guy ouvrirait la porte qui donne directement accès à la cour. Lorsque nous avons terminé, bien sûr que nous n'avons pas visité les lieux; frère Guy s'est entretenu un peu avec sa soeur, ce qui est tout à fait normal dans les circonstances où il n'avait probablement pas eu l'occasion de le faire autrement qu'à travers une grille depuis je ne sais combien d'années...et qui sait si ce fut sa seule fois.

Il y avait dans ce cloître, comme dans à peu près tous les monastères que je visitai par la suite, comme une musique douce d'ambiance que j'avais à peine remarquée. Comme une musique de salle d'attente de cabinet de médecin ou de dentiste...mais différente...vraiment différente. Cette musique on la remarque lorsque nous y sommes longtemps exposée, et puis elle nous énerve jusqu'à nous rendre complètement dingue parfois. Curieusement, c'est cette musique qui m'avait attiré lorsque je fis une retraite de 4 jours au monastère cistercien d'Oka quelque 1 année plus tard. Une musique entre-coupée des fois d'un toussotement, d'un claquement de porte, omniprésente partout dans l'édifice. Je contemplais le maître des lieux qui avait composé toutes les partitions de cette gigantesque pièce musicale en lui disant: "J'ai vraiment l'impression que je vais t'entendre me parler, alors vas-y dis-moi!"

Et cette musique qui continue de jouer.

Le silence, la musique qui rend fou !

 

 

                                                                   


 

Cet article a été composé le 16 septembre 2010

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 19:04

Voici, ci-dessous, une retranscription de la Lettre du Dimanche envoyée le 8 avril 2012

 

Qu'est-ce que Pâques?

Pâques, je crois que le géant des cartes de souhaits Hallmark l'ignore ou, plutôt, feint de l'ignorer!
Ça me fait penser à cette histoire où trois hommes se présentent au bureau de l'immigration canadienne, et que leur ait posé cette question: "Qu'est-ce que Pâques?"
Le premier répond:«Pâques, c'est une fête où un vieillard bedonnant, habillé de rouge, donne des cadeaux à tous les petits enfants sages.»
«Non, vous n'y êtes pas du tout! Vous confondez avec Noël!»
Le deuxième répond:«Pâques, c'est la fête des amoureux! Ils s'offrent des chocolats en forme de coeurs, ils font des sorties...»
«Non, vous n'y êtes vraiment pas vous non plus! Vous confondez Pâques avec la Saint-Valentin!»
Le troisième répond:«Pâques, c'est une fête chrétienne où est remémorée la résurrection de Jésus!»
«C'est très bien! continuez!»
«...il est dit que, trois jours après avoir été crucifié, Jésus a été mis au tombeau dans une sorte de grotte. Et que lorsqu'il ressuscite le matin de Pâques, il sort de son tombeau...et puis si il voit son ombre en sortant, ça veut dire qu'il reste encore 4 semaines avant la fin de l'hiver.» doh !


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Il y a de ça fort longtemps, 38 années très précisément, je célébrais mon anniversaire dans un endroit peu propice à la fête. Mais ça ne fait rien car il y avait beaucoup de monde, et qui était au courant de mon anniversaire... alors j'ai eu de l'argent comme présents. C'était beaucoup d'argent à mon âge, je ne vous raconte pas ! C'était la belle époque où je pouvais aller à la librairie, un 5 dollars en poche, pour m'acheter un album des Aventures de Tintin sans être fauché en sortant. Mais l'ambiance n'était pas à la fête, car il y avait dans un genre de lit encastré avec couvercle, cet homme qui, quelques années auparavant, me regardait avec ses yeux d'ours qui caractérisent si bien les métis amérindiens. Il dort là, les yeux fermés, et ne semble pas vouloir se réveiller. «Il est à son dernier repos» qu'on dit. Et toutes ces mains sans tonus que je serre me prouve bien que personne ne l'a mis là par gaieté de coeur. C'est Magella, père de mon père, grand-père et parrain.

Quelques années auparavant, je m'étais fait gardé par mes parrain et marraine, grands-parents Beaudoin. Ma grand-mère, Simone(d'où j'ai hérité de mon deuxième prénom de baptême "Simon"), était posée, calme, gentille. Lui, Magella, était calme et parlait très peu...je l'appelais "Grand Papa". J'avais mis ma toute petite main sur la sienne, la gauche puisqu'il tenait quelque fois sa pipe de la main droite...il n'est pas du tout farouche, mais plutôt attendri. Il était toujours assis au même endroit, dans son fauteuil, à droite dès que nous entrions dans la maison. Et quand je faisais quelque chose qui lui déplaisait, il n'avait qu'à me regarder avec ses yeux d'ours pour me faire comprendre que je n'aurais pas dû faire cette bêtise, mais ça arrivât que très rarement...et puis ma grand-mère attendrissait ce gros nounours à bretelles et ça passait.

 

Je ne l'ai pas beaucoup connu! Les pères parlent peu généralement, les grands-pères sont encore plus calmes. Ce que j'ai su de ce grand-père m'a surtout étonné au départ, et puis ensuite je me suis dit que c'était normal peut-être à une époque d'agir de la sorte. Ne suffisait de mentionner le nom de "Magella Beaudoin" à quelqu'un du coin, et pas de surprise que tout le monde le connaissait, surtout les gardes-chasse. Mon grand-père braconnait à ses heures, surtout par nécessité de subvenir aux besoins de sa grande famille. N'oublions pas que mon grand-père avait du sang amérindien, sa mère était huronne !


Il m'a fait connaître ces tubes de Vicks(camphre) qui décongestionnaient les sinus en un éclair...et qu'est-ce que ça m'amusait ! Quand j'étais au salon, que je sortais des papiers du buffet et faisais des dessins, je tombais parfois sur un de ces tubes... et puis pourquoi pas ! J'inspirais à plein fond la narine droite... ensuite la gauche... et remettais en place. Ma grand-mère lavait le linge dans une de ces grandes cuves avec essoreuse tout au dessus, tandis que mon grand-père venait tranquillement, son pantalon ample retenu par des bretelles, un peu courbé, voir ce que je faisais et repartais s'asseoir dans son fauteuil directement ou en faisant un détour par les toilettes.
Il était là, maintenant, alité et les yeux fermés, et on allait refermer le couvercle sur ce grand-père et parrain que je n'ai certes pas beaucoup connu. Il avait fermé les yeux sur ce monde-ci quelques jours auparavant, c'était un beau matin d'un dimanche ensoleillé. Je ne suis pas un de ces génies à qui on demande quel jour de la semaine tombe telle date et qui vous répondra sans se tromper, ni un de ceux qui collectionnent les calendriers non plus. Je sais tout simplement que c'était un dimanche matin...puisque c'était le dimanche de Pâques, le 14 avril 1974. Quelle belle journée pour mourir...ou plutôt entrer dans la Vie !

Quant à savoir maintenant si, en pleine lumière de Dieu, il puisse y avoir quelque ombre qui subsiste et puisse être vue, histoire de savoir combien de temps peut-il rester avant la venue du printemps...je crois que c'est tout à fait secondaire et sans grande importance. lol Alors vaut mieux être prudent et observer ce vieux dicton En avril, ne te découvre pas d'un fil!

 

Mon grand-père a fait sa Pâques, son passage en la vraie Vie !

Je voudrais vous souhaiter une très Joyeuse Pâques !

 

          Soyez chercheurs de Dieu, soyez enfants de Dieu !

 

Bonne semaine de Pâques !

 

Denis

 


 


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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 17:25

Deux visages importants du martyrologe catholique : Sainte Agnès de Rome et Sainte Émérentienne(appelée aussi Émérance), toutes deux martyres vers l'an 303.

 

Sainte Agnès vécut à la fin du IIIe siècle, et morte martyre à Rome à l'âge de 13 ans.

 

À l'âge de 12 ans, elle rejeta les avances du fils du préfet romain qui était amoureux d'elle, prétextant être promise à un autre beaucoup mieux que lui. Le jeune homme alla raconter à son père le refus de cette dernière, le préfet la fît venir et Agnès lui avoua : « Je suis chrétienne et promise à Jésus Christ ».

 

Le préfet romain lui ordonna de se sacrifier aux dieux romains sous peine d'être enfermée. Agnès refusa, elle fut enfermée dans un lupanar(i.e. lieu de débauche) qui devint, par l'apparition d'un ange, un lieu de prière. Le fils du préfet, ne s'avouant pas vaincu, allait rendre visite à Agnès, toujours dans l'intention de la conquérir. Un démon étrangla le fils du préfet et il mourut.

 

Fou de rage, le préfet ordonna qu'Agnès soit brûlée vive sur la place publique, mais miraculeusement le feu l'épargna, mais non ses bourreaux. Agnès fut finalement égorgée. Avant que son bourreau s'exécute, Agnès lui dit : « Celui qui le premier m'a choisie, c'est Lui qui me recevra. »

 

Sainte-Agnes-001.jpg

 

Quant à Émérentienne, moins connue qu'Agnès, elle était la soeur de lait de cette dernière. La mère d'Agnès avait prise Émérentienne, esclave et fille d'esclave, pour lui servir de nourrice. Émérentienne rendait de multiples petits services, donnait de petits présents, ensuite elle s'effaçait, i.e. qu'elle s'en allait pour ne pas recevoir d'éloges.

 

Émérentienne était aussi très attachée à sa soeur Agnès, ainsi qu'à sa foi en Jésus Christ. Émérentienne assista au martyre de sa soeur, et alla, les jours qui suivirent la mort d'Agnès, éplorée et priant sans cesse sur sa tombe. Lorsque les gens surprirent Émérentienne sur la tombe d'Agnès, on l'identifia comme chrétienne, et elle fut lapidée là, sur la tombe de sa soeur.

 

Bien que son statut d'esclave ne lui permettait pas d'être formellement baptisée, l'Église a reconnu en Émérentienne une véritable baptisée du baptême dit "de désir".

 

Sainte Émérentienne est souvent représentée portant la tête d'Agnès dans ses mains, ou ayant son tablier replié portant les pierres qui ont servi à sa lapidation. Elle est invoquée pour les maux de panse.

 

Sainte-Emerentienne-001.jpg

 

Sainte Agnès de Rome et Sainte Émérentienne, vierges et martyres, deux modèles importants de la fidélité, de l'attachement et du service à Jésus Christ et à l'Église, sont fêtées à deux jours d'intervale : Sainte Agnès est fêtée le 21 janvier ; celle de Sainte Émérentienne est le 23 janvier.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 01:00
Jean-de-la-Croix-001.jpg
Silence !

Prends-moi, Seigneur,
dans la richesse divine de ton Silence,
plénitude capable de tout combler en mon âme.

Fais taire en moi ce qui n'est pas Toi,
ce qui n'est pas ta Présence
toute pure,
toute solitaire,
toute paisible.

Impose silence à mes désirs,
à mes caprices,
à mes rêves d'évasion,
à la violence de mes passions.

Couvre par ton Silence,
la voix de mes revendications,
de mes plaintes.

Imprègne de ton Silence
ma nature trop impatiente de parler,
trop portée à l'action extérieure et bruyante.

Impose même silence à ma prière,
pour qu'elle soit élan vers Toi.

Fait descendre ton Silence
jusqu'au fond de mon être
et fais remonter ce silence vers Toi
en hommage d'Amour !

Amen !

(Saint Jean de la Croix)

 

Aujourd'hui, 14 décembre, est fête de Saint Jean de la Croix, Docteur de l'Église.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 00:33
Avent !... Avènement ou achèvement d'un plan déjà réalisé !
Un Dieu se manifeste dans l'espace, dans le temps...
Dans l'histoire, Il prépare son peuple,
Il entre dans la chair... Quel Mystère !

Tu te penches, ô mon Dieu, si bas... mais si bas...
Que les grands ne peuvent te prendre, te saisir !
Nu, comme un fils d'homme, Tu te fais présent
À une humanité déchirée, désespérée...

Beaucoup de gens attendaient ce grand jour :
Abraham, Moïse, Élie, Siméon, des prophètes d'antan...
Sur Marie fut levé le voile, les Mages ont vu ton étoile,
Jean proclame ta venue...
Un nouveau Royaume s'est levé !
Une naissance est annoncée !

Accueillir mon Seigneur et mon Dieu comme Il le veut,
Et comme il m'est permis de Le prendre, de Le saisir
Avec mes bras d'homme et mon intelligence mortelle...
Ah ! Voilà bien tout ce que mon âme désire, rien de moins !

Ta nature incréée prit part à notre humanité,
Et Tu nous donnes de toute éternité de prendre part à ta Divinité.
Ton Abîme de Miséricorde habite ta créature
Dès ici-bas et pour toujours... Dieu s'incarne... Quel Mystère !

Peut-on s'imaginer, l'espace d'un instant, cet instant où je serai devant Toi à t'adorer ?
Toi, mon Dieu, qui te laisse prendre comme un enfant ici-bas...
Il n'y a pas de mots mortels qui peuvent décrire !
Y aura-t-il des mots dans ton Royaume qui vont suffire ?

Tu nous prendra comme tes enfants, là quelque part dans le temps... ou hors du temps,
Et nous serons à la merci de ton bon vouloir.
L'Esprit insufflera en nous la soif de ton Amour,
Et nous serons remplis de ton Tout.
Je t'adore et je t'aime, mon Dieu !
Ah ! Cet instant où le temps n'est plus !
Un instant de toute éternité !


Bon temps de l'Avent à tous et chacun(e) !
Soyez chercheurs de Dieu, soyez enfants de Dieu !
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 05:01

 

ElisabethTrinite.jpg

 

O mon Dieu, Trinité que j'adore

 

O mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement

pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme

était dans l'éternité. Que rien ne puisse troubler mon âme, ni me faire

sortir de vous, ô mon immuable, mais que chaque minute m'emporte

plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme,

faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.

Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là toute entière,

toute éveillée en ma foi, adorante, toute livrée à votre Action créatrice.

 

O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour

votre Coeur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer...

jusqu'à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et vous demande de

me « revêtir de vous-même », d'identifier mon âme à tous les mouvements

de votre âme, de me submerger, de m'envahir, de vous substituer à moi,

afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi

comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

 

O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous

écouter, je veux me faire toute enseignable, afin d'apprendre tout de vous.

Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je

veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière; ô mon

Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

 

O Feu consumant, Esprit d'amour, « survenez en moi » afin qu'il se

fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une

humanité de surcroit en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père,

penchez-vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne

voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances »

 

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, immensité où

je me perds, je me livre à vous comme une proie. Ensevelissez-vous en

moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en

votre lumière l'abîme de vos grandeurs.   


(Bienheureuse Élisabeth de la Trinité, 21 novembre 1904)

 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 18:48

Therese-au-pied-de-la-Croix.jpg

 

Jeter des Fleurs

Jésus, mon seul Amour, au pied de ton Calvaire
Que j'aime chaque soir à te jeter des Fleurs !...
En effeuillant pour toi la rose printanière
Je voudrais essuyer tes pleurs.....

Jeter des Fleurs, c'est offrir en prémices
Les plus légers soupirs, les plus grandes douleurs.
Mes peines et mes joies, mes petits sacrifices
Voilà mes fleurs !.....

Seigneur, de ta beauté, mon âme s'est éprise,
Je veux te prodiguer mes parfums et mes fleurs
En les jetant pour toi sur l'aile de la brise
Je voudrais enflammer les coeurs !.....

Jeter des Fleurs, Jésus, voilà mon arme
Lorsque je veux lutter pour sauver les pécheurs
La victoire est à moi... toujours je te désarme
Avec mes fleurs !!!...

Les pétales des fleurs, caressant ton Visage
Te disent que mon coeur est à toi sans retour
De ma rose effeuillée tu comprends le language
Et tu souris à mon amour.

Jeter des Fleurs, redire tes louanges
Voilà mon seul désir en la vallée des pleurs....
Au Ciel j'irai bientôt avec les petits anges
Jeter des Fleurs !...
(Thérèse de l'Enfant-Jésus, 28 juin 1896)

                                                                         

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